Présentation

Parcours et publication
L’auteur
Originaire de l’Oisans ma vie professionnelle a commencé à Grenoble puis s’est déroulée à Lyon. Je vis actuellement dans le Beaujolais, en Pays des Pierres Dorées.
J’ai une double formation, philosophique (agrégation) et psychologique (Doctorat). Mes pratiques professionnelles se sont centrées sur la formation, l’accompagnement et la psychanalyse.
Psychanalyse, littérature et poésie se partagent l’essentiel de mes écrits.


Publications

Où Commence la Mer, Poèmes, Poèmes, Editions Saint Germain des Près, 1986
Le Miroir d’encre en questions in : Symbolisations et Processus de Création, Psychanalyse, Dunod, 1998
J.L Borges ou l’Étrangeté Apprivoisée, Approche psychanalytique des enjeux sources et ressources de la création, l’Harmattan, 2OO2
Femmes en Taille Douce, Poèmes, l’Harmattan, 2012
Le ciel tombé des nues, Poèmes, L’Harmattan, 2014
On habiterait le monde, L’Harmattan 2018

Quatrième de couverture
Habiter le monde est une tâche inépuisable paraissant parfois radicalement hors de portée, tant on est à mille lieues de tout, comme écarté des bonheurs possibles. En restant proche du vécu, l’auteur éclaire les arrière-plans psychanalytiques et philosophiques de la difficulté à être. Trois modes d’écriture (poème, notations, journal) se confrontent et se complètent pour baliser les chemins pouvant conduire à trouver sens et saveur à l’existence.
Viennent à nous des amoureux et des poètes ; des égarés comme Kaspar Hauser, « apatride radical » ; des débrouillards, « ils sont dans le monde comme chez eux ». Et l’être désarrimé que l’auteur a été, les personnes et livres qui l’ont aidée…De rencontre en rencontre, on suit le fil d’Ariane conduisant hors du labyrinthe.

Un blog passerelle

Ce blog est né de mon dernier livre qui m’a fait comprendre à quel point l’homme est menaçant et menacé et l’urgence de nous apprivoiser.

Lorsque je me suis lancée dans mon exploration, je voulais redistribuer les cartes, introduire du jeu dans ma façon d’être, trouver un positionnement qui minimiserait le mal et le malheur et permettrait, à bon droit, d’être heureux malgré tout. Je ne m’attendais pas à découvrir l’homme si fragile et si inquiétant, prompt à renverser sa fragilité en toute puissance, en revendication de prééminence et de souveraineté. Quitte à ce que son statut imaginaire d’exception le condamne à se sentir seul, un vivant tout autre que les autres vivants, un exilé piteux ou superbe. On habiterait le monde, p.170)

J’ai voulu poursuivre l’exploration de ce qui peut nous aider à habiter au mieux notre vie brève dans un monde qui ne tourne pas autour de nous. À partir de ce qui constitue mon terreau (psychanalyse, philosophie, littérature, poésie ; et aussi trajet existentiel.), je voudrais aller vers les œuvres, les parcours, qui me parlent et me questionnent pour m’aider à décoder l’expérience que l’homme fait de lui même et du monde. Le projet est de considérer les œuvres culturelles comme des psychès auxiliaires, des caisses de résonnance, des Autres, pouvant élargir la compréhension de ce que nous sommes en nous confrontant avec nos parts rebelles, exclues, nos territoires étranges et inconnus. Le projet est d’investir ce blog comme une aire transitionnelle, un espace de transit, de confrontation et d’élaboration de l’expérience humaine, ouvert à vos contributions. Il s’agit donc de lancer des passerelles allant des œuvres interrogées aux territoires qu’elles éclairent ; passerelles reliant également les propositions que je ferai aux vôtres qu’elles peuvent susciter. Il s’agit de nous donner du grain à moudre.

Monique Charles-Pichon
monicharles@orange.fr